02/12/2009

Fin du premier terme

Tout doucement, nous nous approchions de la fin de notre premier terme et on pensait beaucoup à notre retour en Belgique. La famille nous manquait ainsi qu'un certain mode de vie confortable, de la nourriture abondante, fraîche et saine. Oooooh, revoir Bruxelles !!! Nous décomptions les jours d'autant plus fébrilement car nous allions d'enfin pouvoir présenter notre petite fille aux parents, frères et sœurs.

Nous ne savions pas si nous allions revenir dans le territoire de Pangi et, de toute façon, il était de coutume de vendre les “bintous” (nos affaires) avant de partir. Il y aurait certainement des amateurs pour les petites choses; les plus importantes seraient  mises en caisse et entreposées chez notre copain le toubib. C'est ainsi que nous avons entreposé nos malles chez le Dr Beghin, qui a aussi accepté de prendre notre perroquet et notre singe en pension. La voiture, qui était neuve, serait confiée à Mr Eloy, administrateur à Kindu, qui la ferait  tourner de temps en temps.

Le 21 juillet 1958, nous avons embarqué à l'aéroport de Kindu en direction de Stanleyville où nous avons passé une nuit dans le Guest-House. Nous avons quitté Pangi sans un sou en poche, ayant payé nos dettes chez le garagiste et l'épicier. Nous avions même dû emprunter une somme au docteur pour y arriver. Aussi, à Stanleyville, il ne nous était pas possible de prendre un taxi pour aller visiter la ville ou les chutes, ce que nous avons bien regretté d'ailleurs (nous ne les avons jamais vues).

Le vol sur Bruxelles était encore très long à l'époque. Nous avons fait escale de nuit en Afrique Centrale Française (Port Lamy) où des hommes armés gardaient l'aéroport. Je suppose qu'il y avait déjà de la rébellion dans l'air... Nous avons dû attendre debout dans un hall surchauffé que le plein soit fait pour reprendre le DC 10 pour Bruxelles. C'était un vol de 17 heures, très bruyant et très secoué.

Notre petite Monique a été super-facile durant le voyage et à l'arrivée à Zaventhem (en construction) nos deux familles nous attendaient. Ma maman avait loué un taxi, mon frère Walter était là et, accompagnés des parents de Michel, nous avons fait la route jusqu'à Kapelle pour célébrer notre retour.

Il ne faisait pas chaud ce jour-là: 18°C… j'ai demandé qu'on allume le chauffage! Je me souviens qu'on était très fatigués mais nous étions tellement excités de retrouver tout le monde et de répondre aux multiples questions.

 

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