19/09/2009

KASANGUNGU -KM 66

Lorsque Michel a terminé son chantier dans la région, nous avons plié bagages et sommes repassés la Lowa pour revenir dans le territoire de Punia. Sur la route, il y avait un gîte isolé réservé à l'agronome de territoire. Comme il était inoccupe, c'est là que nous avons emménagé. Comme toujours, avec notre incroyable enthousiasme,le dernier bibelot était vite en place, le dernier cadre au mur. Bien que sachant que nous étions appelés à déménager continuellement, nous n'avons jamais consenti à vivre "dans nos malles".

Un jour, le boy est venu nous avertir qu'il n'osait pas s'écarter de la cuisine à cause d'une vipère, grosse comme le bras, qui avait élu domicile dans un tas d'ordures derrière la maison. Michel a jeté de l'essence sur le reptile et y a bouté le feu. C'était assez incroyable à voir : cette vipère s'est tordue pendant des heures et on n'osait pas trop s'approcher.

Pas huit jours plus tard, fatigués mais contents, nous allions nous mettre à table. Arrive une rutilante voiture américaine: "Bonjour, je suis l'agronome de territoire, j'arrive de Belgique et réquisitionne cette maison et vous prie donc de quitter immédiatement" Le choc! J'ai cru m'évanouir. La façon superbe de ce type d'exiger notre départ immédiat m'avait complètement démolie, j'étais en larmes. Michel s'est fâché et a répliqué au nouveau-venu qu'il pourrait bien attendre jusqu'au lendemain.

La mort dans l'âme, nous avons le jour suivant refait nos malles et repris la route en direction de Punia. On n'avait pas encore quitté les lieux que Mme l'agronome sortait tous les meubles de la maison pour les laver à grandes eaux. Charmant pour nous!

Les commentaires sont fermés.