06/04/2009

Vendredi 6 avril '56

Je me réveille la nuit: des petis chatouillements, des sortes de démangeaisons. Je me gratte, j'essaye de dormir. Non, impossible! Je me gratte, me tourne et me retourne dans mon lit puis, n'y tenant plus, j'allume une lampe... Dès que je vois ces grandes plaques rouges légèrement gonflées, je diagnostique: urticaire! Vite! Je consulte 2 ou 3 bouquins de croix-rouge… Non, rien là-dessus. Je n'y tiens plus. Je traverse le village et m'en vais réveiller le Père. Il est 1h du matin. Il allume immédiatement son groupe électrogène et nous feuilletons ensemble un Larousse médical: urticaire.... Remède: bicarbonate de soude.... Hypothétique, mais enfin…

Je rentre chez moi. L'air frais de la nuit fait du bien à ma peau en feu. Je me souviens avoir eu un truc dans ce goût là, il y a longtemps, quand j'étais encore bien jeune, à Schaerbeek. Le docteur Rousseau.....

J'ai une soif atroce. Je vide une… deux bouteilles d'eau bien glacée, additionnée de bicarbonate.... jusqu'à sentir une crampe qui se forme là, au creux de l'estomac. Je me plie en deux de douleur tellement cette crampe devient forte! L'urticaire poursuit son cours, envahissant tout mon corps: le dos, le torse, les jambes et la figure. J'ai la tête qui tourne, j'essaye de me recoucher mais la crampe – elle - m'oblige à me tenir plié en deux. J'enlève la couverture de mon lit et j'achève la nuit dans un fauteuil. Enfin, le matin arrive...

 

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