15.11.2008

Mardi 15 novembre '55

La benne est chargée bien au delà du maximum autorisé. Passant par le gîte pour les adieux, on me conseille de ne pas partir comme cela, il y a trop de risques. Ce n'est pas pourtant pas la première fois que j'en prends. D'ailleurs ne pas prendre de risques, n'est-ce pas un signe de médiocrité...?

Vers midi, j'arrive à Kindu. Il y fait étouffant! C’est le 15 novembre, jour de congé. Les bureaux sont fermés et sur un vélo d'un travailleur, j'arrive chez mon directeur: “c'est moi, le broussard!”. Il a l'air content que je sois arrivé sans encombres... Sa femme m'invite à dîner et, après avoir refusé deux fois par politesse, je me mets à table. Suivant les instructions de Michiels en la matière, je félicite madame pour sa bonne table, elle a beaucoup d'influence pour la cote des agents du Paysannat...

Après avoir fait une délicieuse sieste dans les bureaux du Paysannat, tout de blanc vêtu, je vais rendre visite à De Meirsman qui m'invite à souper. C'est exactement ce que j'espérais. Le soir, je visionne au cinéma "Because of you". Je trouve ce film très bien. L'est-il ou suis-je à ce point sentimental que je m'émeus pour si peu ?

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