17.09.2008
Samedi 17 septembre '55
Michiels vient me cueillir pour passer le W.E. à Kampene. Ce soir, nous allons au Club, il y a une séance de ciné: "La Minute de Vérité", un film français. Pas mal, sans plus. Michiels avait espéré jouer un peu de son accordéon après la séance mais hélas, la dernière image du film à peine terminée, tous les habitants du poste bondissent furieusement... A croire qu'ils ont peur de se voir... Nous restons à quatre avec deux jeunes techniciens de Cobelmine qui se plaignent du peu de camaraderie qui règne au poste. "Pourtant" disent-ils "après des semaines comme nous en avons près de ces infernales machines-trieuses, on aimerait bien parler un peu. Les directeurs sont en dessous de tout". En moi-même, je pense: "Vive ma case et le Paysannat"!

Le dimanche fut interminable car Michiels, toujours plongé dans ses cartes, était dans les nuages... je dois bien avouer que je me suis ennuyé à mourir....
Le lundi, ayant travaillé très tard la veille, il est de nouveau malade comme un chien. Grelottant de fièvre, il m’a reconduit à toute vitesse à Mutumwa.
01:00 Publié dans 2e gîte: Mutumwa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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